Défis

Plusieurs défis sont liés au facteur Valeurs, croyances et attitudes partagées.

Parmi ces défis, on compte:

  • La réticence à travailler avec l’autre ou les autres;
  • Le manque de reconnaissance des points de vue et philosophies des autres;
  • Des valeurs interdisciplinaires négatives fermement enracinées;
  • L’incapacité à reconnaître la valeur de la santé publique dans les cliniques de services de première ligne

Réfléchissez à l’expérience d’une nutritionniste qui décrit les défis au sein d’une collaboration lorsque les membres ne partagent pas les mêmes valeurs ni les mêmes attitudes…

Public Health Nurse« Au début du processus de collaboration, je croyais que tout le monde faisait preuve de bonne foi; cependant, je me suis rendu compte que le manque de reconnaissance envers des valeurs différentes apparaissait à mesure de nos rencontres.

Soudainement, quelqu’un disait quelque chose, et cela se révélait étonnant puisque cela révélait une croyance fermement enracinée à propos d’une question importante. Nous avons réellement pris conscience du fossé qui existait concernant nos valeurs et nos attitudes. »

Les collaborations sont mises au défi lorsque les membres sont réticents à travailler ensemble. Des valeurs interdisciplinaires négatives fermement enracinées peuvent se présenter sous la forme de croyances, d’attitudes et de comportements « négatifs » bien établis et profondément ancrés. Ce genre de situation entrave la collaboration, quelle qu’elle soit. Pour que la collaboration puisse aller de l’avant, il est utile, voire essentiel que l’on aborde la question de cette « négativité ».

Parfois, les valeurs, les croyances et les attitudes négatives des individus sont profondément enracinées.

Primary Care PhysicianÉcoutez le point de vue d’un médecin de la santé publique sur la relation entre les facteurs:

  1. des relations de confiance et d’accueil
  2. une communication efficace et leur effet sur
  3. les valeurs, croyances et attitudes partagées

EcouterCliquez ici pour obtenir une transcription >>

Un pharmacien des services de première ligne expose de quelle manière le travail communautaire de première ligne des employés, qui exige d’accorder de la valeur à chacun et une compréhension des rôles de chacun, stimule et soutient les collaborations.

Sujet connexe: Rôles clairs

Pharmacist« Selon mon expérience, cela arrive naturellement et cela arrive une fois que les différents professionnels de la santé savent quelle contribution vous pouvez apporter autour de la table. Par exemple, j’ai été appelé à participer au programme d’évaluation de la médication des pharmaciens. Et en tant que représentant de l’association des pharmaciens, vous ne pouvez pas envoyer à tous les médecins des lettres et leur dire que vous voulez leur collaboration. Il faut que ce travail soit mis sur pied à l’échelle locale.

Par expérience, je sais que l’action communautaire effectuée à la base est ce qui permet de réussir. Parce qu’une fois que les médecins prennent conscience de ce que les infirmières peuvent faire, et que les infirmières voient ce que les pharmaciens peuvent faire, et vice versa, c’est là que ça peut fonctionner! Si vous réunissez des professionnels, que vous êtes respectueux, ouvert d’esprit et disposé à travailler ensemble et à reconnaître le rôle de chacun, la collaboration peut se révéler très efficace. »

Il existe de nombreux liens entre le facteur Valeurs, croyances et attitudes partagées et d’autres facteurs pour assurer le succès de la collaboration. Gérer les défis et mettre en place les conditions facilitantes relativement aux valeurs, croyances et attitudes signifie généralement d’agir sur d’autres facteurs à l’échelle organisationnelle et interpersonnelle.

ICON_ExampleFRPar exemple, améliorer l’efficacité de la communication, mettre en place une culture organisationnelle de collaboration et bâtir des relations de confiance et d’accueil ne sont que quelques-uns des facteurs qui auront une incidence sur le facteur Valeurs, croyances et attitudes partagées.

Cas type
Le cadre de cette collaboration est une petite collectivité rurale. Le personnel de la santé publique et de celui des services de première ligne s’entendait pour dire que la collectivité manquait de ressources suffisantes en santé mentale. De plus, les membres de la collectivité étaient frustrés que l’on ait ignoré pendant si longtemps cette situation de services de santé mentale inférieurs à la moyenne.

Une vision commune
Le fait que les membres des deux organisations partageaient une vision commune pour traiter de ce problème a été l’un des facteurs importants ayant permis de déclencher la mise sur pied d’une collaboration entre la santé publique et les services de première ligne. Il y avait eu auparavant des tentatives infructueuses de s’occuper de la situation de la collectivité.

IMG_WorkingTogetherCroyances partagées
La différence, cette fois, était que le personnel de la santé publique et celui des services de première ligne partageaient la croyance voulant qu’il fût important pour l’ensemble de la collectivité d’obtenir des services et des ressources en santé mentale, et qu’une collaboration officielle intersectorielle entre santé publique et services de première ligne était le seul moyen de réussir.

Plus particulièrement, la collaboration a été mise sur pied pour traiter des problèmes suivants : L’absence de données de la collectivité sur le recours par ses membres à des services de santé mentale et de toxicomanie, le manque de services en santé mentale et en toxicomanie, et les obstacles à l’accès aux services de santé mentale. La collaboration a si bien réussi qu’on a été en mesure de réaliser beaucoup plus que ce qui avait été prévu